Le sujet de ce mémoire a pris ses racines dans un questionnement professionnel qui concerne la mobilisation de ce que l’on appelle « le citoyen ordinaire » à travers les différents dispositifs participatifs étudiés dans un cadre global, à travers l’histoire, mais aussi très concrètement à travers l’analyse de la mise en place et du processus de développement des conseils de quartier sur une échelle communale à Miramas, moyenne commune des Bouches du Rhône. Il s’agit là de reconnaître la capacité du citoyen à délibérer avec d’autres sur le bien commun et sur son aptitude à placer ses compétences individuelles au service d’un projet collectif.

Il semblerait que certaines caractéristiques inhérentes à la participation du « citoyen riverain » évoluent, quand le contexte le permet, vers une mobilisation du « citoyen expert », dans un cadre environnemental qui s’est complexifié au cours du temps, bien au-delà des aspects souvent évoqués du « mieux vivre ensemble ».

Les ajustements nécessaires à la compréhension des enjeux locaux (lieux de décision, connaissances en matière d’évolution des politiques publiques, etc..) semblent avoir été effectués par certains habitants capables de manœuvrer l’élaboration de leurs projets avec précision et stratégie, en anticipant sur les écueils éventuels.

L’aspiration du citoyen à agir au sein d’un collectif dans le cadre de processus démocratiques ascendants et dans le but de dessiner la « chose publique » revêt une importance fondamentale aujourd’hui. C’est le caractère évolutif des mouvements et des lieux participatifs ainsi que les trajectoires ascendantes dont témoignent certains collectifs que nous choisissons de retenir à travers cette étude.