Ce mémoire traite de la politique de la ville et de sa mise en oeuvre au plan local. Constat est fait d’un désintéressement de l’Etat pour cette politique publique .Pour autant, elle continue localement à produire des effets. Cette alchimie fonctionne car les acteurs en lice y ont intérêts. Le postulat de départ prend en compte les stratégies d’acteurs comme variable explicative de cette acception. La construction d’une politique publique obéit à un processus tout comme sa mise en oeuvre. L’angle choisi pour l’analyser est celui du bottom up. Les archétypes issus des éléments de la recherche modélisent le système d’ordre local des Cucs. Ces mêmes idéaux-types participent d’une élucidation dans une perspective top down au moment de l’élaboration de la politique publique. Les violences urbaines, sujet de controverses, sont bien le problème constitutif de.la politique de la ville. Cette politique territorialisée et transversale se pratique dans un gouvernement à distance dont le contrat est l’outil de prédilection. Les autorités locales exercent leur pouvoir discrétionnaire. Cela nécessite des coopérations, des collaborations. La mise en place de partenariat est indispensable. La gouvernance par contrat permet l’opérationnalité du système d’ordre local La décentralisation est le réceptacle de sa construction. Elle a contribué à la complexification de sa mise en oeuvre. Les acteurs impliqués dans cette politique de cohésion sociale ne le sont que par confrontation d’intérêts.  L’approche structurelle complète cette analyse. Née il y a trente ans la politique de la ville n’a cessé d’évoluer pour être aujourd’hui en recherche d’un nouveau souffle. Reste à savoir qui insufflera les éléments de réflexion au bon niveau de traitement et d’efficience.