La participation est une notion présente dans de nombreux secteurs d’activité.
Elle revêt des significations différentes qui trahissent son indétermination.
En effet, elle est souvent confondue ou réduite au lien social. De même, la « proximité »
ou la « convivialité » deviennent, par un curieux glissement sémantique, synonymes de
« participation ». Alors, que veut-on dire au juste lorsqu’on parle de « participation » ?
D’où parlons-nous ? A quoi faisons-nous référence ? A quoi et pourquoi participer ? Avec qui et comment ?
Le recours permanent, parfois incantatoire, à ce terme révèle l’existence de véritables confusions et finit par vider cette notion de son contenu propre.
Pour répondre à l’ensemble de ces questionnements, nous avons fait le choix de mener dans un premier temps un travail de distanciation vis-à-vis de cette notion complexe et ambigüe. Ceci nous a permis de mieux définir ses enjeux et ses finalités dans son sens le plus large pour mieux en comprendre ce qu’elle sous-tend dans les centres sociaux.
En effet, la Charte fédérale des centres sociaux et socio-culturels de France pose la question de la participation comme étant au coeur même de leur existence.
Or, bien qu’elle soit revendiquée par tous, elle n’est jamais clairement définie par l’ensemble des acteurs chargés de la mettre en oeuvre. Comment est-elle appréhendée dans
les centres sociaux ? Quel intérêt les personnes rencontrées lui confèrent-elles ? La recherche menée auprès des différents acteurs des centres sociaux mais aussi auprès
d’autres expériences participatives fait ressortir deux visions de la participation :
Soit elle reste un impensé, de par les freins liés aux processus participatifs et à la représentation que les acteurs ont de la participation. Soit, au contraire, des pratiques repérées permettent de l’envisager comme modèle(s)
possible(s) pour les centres sociaux de demain.