La réforme de la protection juridique des personnes majeures, promulguée le 5 mars 2007, consacre pour la première fois la notion de protection des personnes et intègre l’activité tutélaire dans le champ d’action de la loi de rénovation sociale du 2 janvier 2002. Le respect des droits fondamentaux et libertés des personnes protégées qui est ainsi affirmé, questionne l’ensemble du service sur son fonctionnement et les changements à opérer afin de mettre en œuvre ces concepts nouveaux pour l’activité tutélaire. Il s’agit, dès lors, de réorganiser, voire réformer, le service afin que les personnes protégées puissent exercer pleinement leurs droits et libertés.

Les professionnels sont ainsi conduits à modifier le regard qu’ils portent sur la personne protégée car elle devient acteur de sa prise en charge, son consentement doit être recherché et son autonomie privilégiée. Cette prise en compte de la personne rend nécessaire une modification de l’accompagnement actuellement réalisé centré sur une logique budgétaire et patrimoniale : il doit, désormais, être adapté aux besoins et attentes de la personne pour une offre de service de qualité, intégrant la protection de la personne tout en garantissant le respect de ses libertés et droits fondamentaux. Ces changements impliquent également pour le service une professionnalisation des pratiques prévue, par ailleurs, par la réforme du 5 mars 2007, qui exige des professionnels qualifiés pour l’exercice des missions confiées.