Réseaux de santé, Patients complexes, Partenariat et Territoires, cela fait écho à la loi HPST, qui a vocation à régionaliser les politiques de santé, et cela résume bien les enjeux auxquels je suis confronté.

Le rôle principal d’un réseau de santé est l’amélioration de la prise en charge des patients. Pour cela, il doit respecter les droits et libertés des usagers, assurer la continuité des soins en transmettant les informations médicales du patient aux différents intervenants concernés, coordonner les actions autour et pour le patient, sans rupture entre l’hôpital et la ville et assurer l’interdisciplinarité des prises en charges sanitaires et médico-sociales.

Le partenariat doit être au cœur de sa stratégie. Mais ce n’est pas une chose aisé à mettre en place, cela nécessite une approche méthodologique pour que les usagers pris en charge conjointement puissent en bénéficier, cela nécessite un objectif partagé par les partenaires. Face à la complexité de l’organisation territoriale de la santé, face aux délimitations des territoires, des différents dispositifs d’intervention, quel diagnostic peut-en tirer le directeur ?

Quelle stratégie puis-je formuler ?

Face à la complexité des prises en charges, sur un plan technique avec des sorties d’hospitalisation de plus en plus précoce, des patients en situation de vulnérabilité sociale et psychologique, le poids grandissant des maladies chroniques, l’OMS préconise d’aller vers plus d’intégration.

Mais quelle capacité d’adaptation doit développer un réseau de santé, quelles innovations peut apporter un directeur et réussir à les faire porter par ses équipes, quelle méthodologie d’évaluation peut-il faire développer, pour aller vers plus d’intégration avec ses partenaires ?